Archives 29, Trégunc, Quimper, Assises du Finistère audience du vendredi 27 Janvier 1893.

Archives 29, Trégunc

Le crime de Trégunc

9ème affaire.

Le Maout Joseph-François, cultivateur à Trégunc, ou il est né le 8 Janvier 1844, perdit sa femme, Marie-Jeanne Cariou, le 22 novembre 1880.

Au cours de l’année 1892, sa belle-soeur, Marie Françoise Cariou, âgée de 50 ans, vint habiter chez lui, afin de veiller à l’éducation de son neveu et de ses nièces.

Le 11 Octobre 1892, ces trois enfants se rendaient, vers huit heures du matin, à l’étable pour conduire leur vache aux champs.Quelle ne fut pas leur épouvante lorsqu’ils aperçurent en y entrant, leur tante étendue à terre, inanimée; ils se réfugièrent, en proie à une vive terreur, chez la veuve Creen, et lui firent part de leur sinistre découverte.

Cette femme s’empressa de se rendre au lieu indiqué par les enfants et constata que Marie-Françoise Cariou avait cesssé de vivre.

Le même jour, à huit heures du matin, Le Maout se constituait prisonnier à la gendarmerie de Concarneau et déclarait qu’il venait de donner la mort à sa belle-soeur.

Il prétendit que sa belle-soeur lui avait volé une somme de 1150 fr. et que c’est à cause de ce vol qu’il l’avait étouffée en lui mettant du fumier dans la bouche.

Mais l’autopsie a démontré que, avant le crime, Le Maout avait commis sur sa belle-soeur une odieuse tentative.

A l’audience, Le Maout maintient cependant sa première version : c’est à cause de la disparition de son argent qu’il aurait tué sa belle-soeur.

Les 11 témoins à charge contradisent les dires de Le Maout : six témoins à décharge sont entendus.

Le Maout est condamné à quinze ans de travaux forçés.

Extrait du Journal Le Courrier du Finistère du Samedi 4 Février 1893.

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