Douarnenez, Incendie le mercredi 3 Juillet 1872.

DOUARNENEZ,

 Mercredi dernier, vers 4 heures du matin, le feu se déclarait dans les combles de la maison habitée par M.Pennamen , négociant et en peu d’instant gagnait la toiture, sans pourtant se manifester au dehors par d’autres signes qu’une épaisse colonne de fumée.

L’incendie fut attaqué dans son foyer latent et vaincu, mais non sans peine, au bout de deux heures par les efforts combinés des pompiers et de la population, à qui tous les représentants de l’autorité dans la municipalité, la marine, la douane et la gendarmerie donnèrent en cette circonstance un louable exemple.

L’origine du sinistre est, a n’en pas douter dans l’imprudence d’une jeune domestique qui avait la facheuse habitude de transporter  dans le grenier les cendres chaudes qu’elle retirait du foyer.

Elle l’avait fait la veille, et il est à supposer que des étincelles qui couvaient encore dans la cendre se seront communiquées aux parois de la caisse ou elle était contenue, puis au plancher et à la toiture, de façon à produire par degrés l’incendie dont il a fallu tant d’efforts pour venir à bout.

La toiture est entièrement carbonisée, ainsi que le plancher et les plafonds; mais la se sont bornés les dommages, évalués par les répartiteurs à une somme de 3754 francs.

La maison était assurée pour une somme de 180000 francs.

Extrait du journal le Finistère du Samedi 6 Juillet 1872.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :